Ophélie Bruneau, auteur

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Ophélie Bruneau, auteur

On a beau dire que l'important, c'est ce que l'on a dans la tête ou dans le ventre, notre apparence reste la première chose que les autres voient de nous. J'y prête une attention d'autant plus grande que je souffre d'une affreuse timidité, et donc, qu'il ne faudra pas compter sur moi pour courir après les gens s'ils m'ignorent ou me fuient. Je les adore, pourtant, les gens. Mais passons.
J'ai été une adolescente particulièrement complexée, bouille mignonne cachée derrière des lunettes moches et silhouette à peine un peu trop ronde camouflée sous les fringues les plus neutres possibles. Bref, "le meuble", comme dans le sketch de Brice de Nice. Tout a changé d'un coup, après le bac. Au fil des années, j'ai eu une période "t-shirts très courts et très moulants", suivie de "médiéval-fantastique", puis de "gothique romantique"... J'ai du mal à définir mon style actuel tant il intègre d'éléments issus d'univers différents : il y a du gothique, du féérique, du bohémien, du steampunk et j'en passe. Je ne me préoccupe pas des étiquettes, juste de mes goûts. Mon avantage en la matière est que, si mon emploi salarié engloutit une grande part de mon temps, il me donne en échange les moyens financiers de me faire plaisir.

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Au quotidien, je privilégie le confort avant tout. Ma démarche de grosse brutasse et mon équilibre très relatif m'interdisent les talons trop vertigineux, et j'aime pouvoir bouger librement. Je reste donc assez nature, le plus souvent en pantalon, avec un joli haut cintré, une coiffure simple et pas de maquillage. Pour les tenues que je porte au bureau, ma marque de référence est Morgan, à acheter en profitant des périodes de promos parce que ce sont des vêtements qui coûtent un poil cher. Leur style un peu rock me va très bien au teint. Le week-end, je n'hésite pas à porter des shorts très courts, et je suis accro aux maillots deux pièces échancrés. Je ne suis pas gaulée comme Megan Fox ? Certes. Où est le problème ?

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Quand je sors, c'est une autre histoire ! Je prends un plaisir fou à me composer des looks à partir d'éléments achetés à droite et à gauche, à peu près exclusivement en ligne. Parfois, je porterai juste une robe sympa, d'inspiration années 50, par exemple (trouvée chez Sirens & Starlets ou chez Tiger Milly). D'autres fois, j'assemblerai des vêtements et des accessoires d'origines variées, au gré de mon inspiration. Avec le temps, je commence à "sentir" ce qui ira ou pas. Tant pis si c'est un peu chargé : je suis assez fan de froufrous pour en porter plus qu'il ne serait raisonnable ! Un de mes meilleurs amis dit que j'ai un vrai talent pour les rapprochements improbables mais réussis. Je possède une belle collection de corsets, jupes, collants, chaussures et accessoires divers à partir desquels je peux improviser, mais il m'arrive d'avoir une envie, une vision, que je réaliserai quoi qu'il m'en coûte. J'écumerai alors eBay et Etsy jusqu'à obtenir le résultat escompté. C'est ce que j'ai fait, notamment, pour l'ensemble "sucre d'orge", parti d'un coup de cœur pour un chapeau et pour lequel j'ai poussé très loin le concept des rayures rouges et blanches, jusqu'à la lingerie même si on ne la voit pas !

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Pendant qu'on parle de chapeau, c'est un peu ma marque de fabrique. En fait, j'aime les ornements de cheveux en général. J'adore mes cheveux, surtout depuis qu'ils se sont mis à onduler après la naissance de ma fille. Pas question de les couper ni de toucher à leur couleur naturelle, un brun un peu cuivré. Je commence à en avoir pas mal de blancs, mais aux dernières nouvelles, je les assume. Bref, quoi de plus normal que de mettre en valeur ma chevelure par un mini-chapeau, un diadème ou une grosse barrette ? Indice : si vous me croisez en festival et que je ne porte rien de tout ça, il y a de fortes chances pour que je sois là en touriste. Depuis quelque temps déjà, je me fournis en mini-chapeaux auprès d'une créatrice américaine connue sous le nom de Candy Caine. J'en ai aussi fabriqué un moi-même, en tissu collé sur du carton, et une copine m'en a offert un qu'elle avait fait. J'évite les serre-têtes car je les supporte très mal.

De la tête, on passe aux pieds. Autant je n'arrive pas à m'enthousiasmer pour une paire de chaussures classique, autant, dès que ça devient extravagant, je peux m'emballer très vite. Je suis assez fan de la marque Irregular Choice, que, pour des raisons de budget, j'achète en général sur leur site de déstockage Let's Buy Shoes. Et puis... c'est tout, ou presque. Je ne m'imagine pas à la tête d'une collection de cent ou deux cents paires, ne serait-ce que parce que je ne saurais pas où les ranger. Dernièrement, j'ai craqué sur des chaussures Naf Naf noires, à la fois faciles à porter et un peu steampunk.

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Pour quelqu'un qui aime autant les détails et les accessoires, paradoxalement, je ne m'intéresse pas trop aux bijoux. J'en possède. Plein. Une grosse boîte à chaussures ne suffit pas à les contenir. Pourtant, je porte presque toujours les mêmes : mon alliance, bien sûr, un bracelet en cuir au poignet gauche, un bracelet martelé et orné d'une hématite au poignet droit, une chaîne en argent avec un pendentif en forme de fée, et des boucles d'oreilles discrètes. J'essaie de profiter des festivals pour sortir un peu les jolies choses que je ne mets pas le reste du temps. Et pour ne rien arranger, je ne sais pas vraiment me maquiller. J'ai beau essayer de suivre les modes d'emploi, les tutos vidéo, le résultat n'est jamais à la hauteur. Il n'y a que sur les ongles que j'arrive parfois à quelque chose. Je ne porte pas de vernis tous les jours, parce que mes ongles n'aiment pas du tout, mais si j'en ai le temps et l'envie, un petit nail-art ne me fait pas peur. Mon vernis chouchou est Perceval, un rouge sublime de la marque A England.

Que dire de plus ? J'ai deux tatouages, placés à des endroits discrets. Je nourris des projets pour trois autres, dont deux jumeaux que je verrais bien à l'intérieur des poignets, mais ça ne passerait pas du tout au bureau et donc je m'abstiens. J'ai le nombril percé, et aucune envie d'un autre piercing. J'adore les produits Lush, mais je n'en ai pas acheté depuis un bail parce qu'ils coûtent un bras. Mes yeux sont noisette et j'en suis fière. Quant à mon prochain look, il sera vraisemblablement construit autour d'un chapeau bleu vif, maintenant que j'ai trouvé quoi faire du bloomer blanc et noir acheté à Japan Expo...

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